"Comme le Festival international des théâtres de rue qui se déroule en juin, le «Printemps européen» est un des plus éclatants évènements de notre ville. Une troupe de Shanghai, un groupe musical de Moscou « Pakava It », l’artiste Ekatérina Vassiliéva. On peut voir plus dans 9 jours que dans une demi-année. « On me pose souvent ces questions : votre opéra de Pékin, d’où vient-il ? » - raconte le président du festival Viktor Panov - « d’Onéga ! (une ville dans la région d’Arkhangelsk) » - « En quelle langue nous entendrons la chanson française ? » - « Bien sûr, en Belge ! » - Il ne faut pas dire trop de mots et de blagues, allons ouvrir la fête – sourit –il - Le signal de départ est donné ! ».
Les musiciens de l’orchestre militaire jouent le « Katucha » près de l’entrée du théâtre. Le hall nage dans les pancartes bariolées du festival. Mais ce n’est qu’un commencement, on trouvera la vrai « atmosphère » un peu plus tard quand elle apparaîtra sur la scène, un miracle des Alpes, Cecilem, avec son programme ... « L’âge de mes raisons ».
On a entendu dire: "Cecilem chante comme elle vit : avec passion. Musicienne accomplie, elle interprète des textes et des musiques qui se situent hors des sentiers battus".
Une voix merveilleuse qui vous entraîne dans le monde des rêves. En regardant Cecilem et ses musiciens on croit retrouver Aleksandr Vertinski. Souvenez-vous sa chanson « Aux restaurants parisiens, aux théâtres forains du soir, on se trouve dans un paradis électrique... » C’est ça ! Cette fille est d’ici !
« Il y a longtemps je jouais aussi dans les piano-bars, -se souvient-elle avec ironie dans sa chanson "Les cigares"-, on me voyait seulement comme une plante verte ! » - ajoute-elle en battant sur les touches. La salle explose en applaudissements.
Cecilem est une auteur-compositeur. Cecilem est une artiste en tournée. Cecilem est une star de la chanson française. Soit elle joue la fatigue des prestations infinies en piano-bars, soit elle s’allonge sur le piano, soit elle souffle drôlement sa frange... le moment devient encore plus touchant quand elle essaie de dire quelques mots de reconnaissance en russe en serrant une feuille de papier dans ses mains. « ?????? ?????! ???????, ??? ??????! (Bonsoir! Je vous remercie d'être ici!) » - lit-elle avec zèle. Viktor Panov qui se tient au premier rang de la salle applaudit. Il se réjouit.
En annonçant ce concert Panov a souligné que c’était une vraie chanson française ! Tout est devenu encore plus intéressant parce que il était ajouté à la « musique des avenues petites » encore une chose - la « magie ». Vous allez demander pourquoi ? C’est juste parce qu'il a commencé a neiger pendant le concert des Français. « Comme c’est beau ! » - disaient les spectateurs en marchant à travers de nouvelles congères. Et puis ils se plaignaient « C’est dommage qu’il neige ici ! Imagine-toi comme ce serait splendide si la neige tombait sur Cecilem quand elle joue du piano »."
Article paru dans le magazine "La plus..." d'avril 2008, Evguéni Lébédev