Cecilem Russie

"Le Festival de Panov “Le Printemps européen” a été ouvert par le concert de la chanteuse française Cecilem. Je ne sais pas si un artiste du niveau pareil que Cecilem a jamais visité Arkhangelsk ? Rien ne revient à mon esprit...Les habitants d’Arkhangelsk foncent tout droit aux concerts des « artistes-clowns » comme Allégrova, Borya Moisséev, Pétrosyane et de certains artistes de « l’Anchlague ». Pour cette année un vrai ange s’est trouvé à Arlhangelsk grâce aux efforts de Viktor Panov.
La scène n’est presque pas éclairée, seulement le piano par la couleur jaune... Une femme effleure les touches du piano et ouvre le concert par une chanson-prière belle à merveille et charmante, qu’on peut comparer avec les meilleurs ballades de Juliette Greco. La salle explose en applaudissements. Puis un contrabassiste et un batteur apparaissent sur la scène et le spectacle commence.
Les chansons de Cecilem se divisent en deux types – des blagues gaies, légères et rythmiques, et des hymnes tragiques au piano, des hymnes destinés au sort féminin, à la solitude et à l’amour non-partagé. La manière d’exécution est très intime et la voix aiguë pénètre profondément sous la peau, faisant ses chansons plus expressives et émotionnelles. Cecilem tient en haleine la salle pendant tout le concert en ne se levant pas une seule fois du piano.
Cecilem est l’auteur de la musique et des textes (certains co-signés Ndlr) mais elle est en premier lieu une poétesse. C’est une tradition de la chanson française : d’abord la poésie, puis la musique. Et d'ailleurs pour mieux saisir le sens des textes, une interprète franco-russe apparait pendant le concert et traduit pour Cecilem les entre-textes de ses chansons. C’est très important pour elle et on le comprend. Selon ses mots il est plus facile de devenir célèbre en France en chantant des reprises, les chansons d’Edith Piaf par exemple, que les siennes. Mais elle est honnête devant elle-même et le public, modeste sciemment : une redingote noire, un piano et un minimum de lumière sur la scene – rien ne détourne l’attention du public de sa musique.
Il est probable que si elle apparaissait sur la scène en soutien-gorge et strass avec des danseurs demi-nus, la salle serait pleine et on pourrait dire : une star française est arrivée chez nous. Mais dans notre cas – juste une artiste admirable."

Article paru dans le journal : « Arkhanghelsk », # 40 (3784), samedi, 22 mars 2008, Yana Bobylkina

 

Par le concours d’évènements étranges le commencement du festival musical et théâtral “Printemps européen” a coïncidé avec l’équinoxe de printemps – une date mystique et mystérieuse à laquelle selon nos anscètres les portes d'autres univers s’ouvrent. On peut dire qu’une « pareille porte » est devenue le premier concert du festival : le 21 mars nous avons entendu une vraie chanson française au théâtre « Maison des officiers ».

"Comme le Festival international des théâtres de rue qui se déroule en juin, le «Printemps européen» est un des plus éclatants évènements de notre ville. Une troupe de Shanghai, un groupe musical de Moscou « Pakava It », l’artiste Ekatérina Vassiliéva. On peut voir plus dans 9 jours que dans une demi-année. « On me pose souvent ces questions : votre opéra de Pékin, d’où vient-il ? » - raconte le président du festival Viktor Panov - « d’Onéga ! (une ville dans la région d’Arkhangelsk) » - «  En quelle langue nous entendrons la chanson française ? » - « Bien sûr, en Belge ! » - Il ne faut pas dire trop de mots et de blagues, allons ouvrir la fête – sourit –il -  Le signal de départ est donné ! ».


Les musiciens de l’orchestre militaire jouent le « Katucha » près de l’entrée du théâtre. Le hall nage dans les pancartes bariolées du festival. Mais ce n’est qu’un commencement, on trouvera la vrai « atmosphère » un peu plus tard quand elle apparaîtra sur la scène, un miracle des Alpes, Cecilem, avec son programme ... « L’âge de mes raisons ».
On a entendu dire: "Cecilem chante comme elle vit : avec passion. Musicienne accomplie, elle interprète des textes et des musiques qui se situent hors des sentiers battus".

Une voix merveilleuse qui vous entraîne dans le monde des rêves. En regardant Cecilem et ses musiciens on croit retrouver Aleksandr Vertinski. Souvenez-vous sa chanson « Aux restaurants parisiens, aux théâtres forains du soir, on se trouve dans un paradis électrique... » C’est ça ! Cette fille est d’ici !

« Il y a longtemps je jouais aussi dans les piano-bars, -se souvient-elle avec ironie dans sa chanson "Les cigares"-, on me voyait seulement comme une plante verte ! » - ajoute-elle en battant sur les touches. La salle explose en applaudissements.


Cecilem est une auteur-compositeur. Cecilem est une artiste en tournée. Cecilem est une star de la chanson française. Soit elle joue la fatigue des prestations infinies en piano-bars, soit elle s’allonge sur le piano, soit elle souffle drôlement sa frange... le moment devient encore plus touchant quand elle essaie de dire quelques mots de reconnaissance en russe en serrant une feuille de papier dans ses mains. « ?????? ?????! ???????, ??? ??????! (Bonsoir! Je vous remercie d'être ici!) » - lit-elle avec zèle. Viktor Panov qui se tient au premier rang de la salle applaudit. Il se réjouit.
En annonçant ce concert Panov a souligné que c’était une vraie chanson française ! Tout est devenu encore plus intéressant parce que il était ajouté à la « musique des avenues petites » encore une chose - la « magie ».  Vous allez demander pourquoi ? C’est juste parce qu'il a commencé a neiger pendant le concert des Français. « Comme c’est beau ! » - disaient les spectateurs en marchant à travers de nouvelles congères. Et puis ils se plaignaient « C’est dommage qu’il neige ici ! Imagine-toi comme ce serait splendide si la neige tombait sur Cecilem quand elle joue du piano »."

Article paru dans le magazine "La plus..." d'avril 2008, Evguéni Lébédev

Cecilem scène

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